Bienvenue!!

Il n'y a pas longtemps, ma vie chrétienne était comme j'avais les bandelettes d'un momie autour de moi - rescussitée de la mort (comme Lazare) mais pas en libérée. Je ne pouvais rien faire pour m'en débarrasser.

Mais Dieu est en train de le faire.

Pour faire un commentaire - vous pouvez cliquer sur le petit lien qui indique combien de commentaires il y a (ce lien se trouve en bas de l'article) ... ou bien cliquer sur le titre de l'article que vous aimez, puis aller en bas de l'article. Là il y a une boite de commentaires... J'ai hâte d'entendre de vous!

samedi 29 décembre 2018

Du jour au jour

Photo prise par Javon Swaby de Pexels
Bientôt, l'an 2019 s'en viendra. Et je me demande si cette année qui vient m'apportera plus de bonheur que 2018. 

Mon dernier article dans ce blog était en début octobre 2016. Beaucoup s'est passé depuis ce temps-là. Mais au lieu de raconter toute la longue histoire, je veux par contre penser aux plus belles choses qui se sont passées durant cette période, même si elles ne semblaient pas bonnes dans le temps. Et je fais donc une liste de gratitude. 

Bien sûr, je suis reconnaissante des choses normales comme ma famille et l'amitié de mes proches, mais comme vous allez voir, je suis surtout reconnaissante de certaines choses spécifiques qu'ont fait ces personnes pour enrichir ma vie et pour me supporter dans mon cheminement à l'école et aussi personnellement. Je commence donc à faire ma liste de gratitude ... 

  1. Mon nouveau médecin - C'est lui qui a sauvé ma vie au moins deux fois depuis le mois de mai 2016 quand il a posé le diagnostic de diabète type 2 et quand il a découvert un problème quelconque lors de mon premier examen médical annuel depuis 1992 (une longue histoire que je vous épargne). Après quelques investigations par un spécialiste (gyneco) et une dilatation et curetage, on a découvert un cancer dans l'utère et on a enlevé le tout (utère, ovaires, etc.). Ainsi on a sauvé ma vie. Et maintenant mon médecin me traite pour une dépression que je fais depuis quelques mois, pour laquelle il m'a référée à une psychologue que je verrai en janvier. 
  2. Ma nouvelle patronne - En juillet 2017, on a engagé une nouvelle patron pour mon équipe au travail. Elle est super fine! Elle me supporte depuis le début, et je sais qu'elle est ''dans mon coin''. Maintenant, je travaille trois jours par semaine afin de pouvoir faire le reste de mon programme d'études (voir # 3).
  3. Mon université à distance - J'apprends beaucoup comme je fais ma maitrise afin de devenir psychothérapeute. C'est difficile de travailler ET d'aller à l'école ... et mes profs et ma patronne font en sorte que je me débrouille bien. Si je dois aller hors de mon province pour mes études, ma patronne est très sympa! Et si je dois remettre un cours à plus tard, mon école comprend et essaie de m'accommoder.
  4. La patience et le support de mes bien-aimés - Sans ma famille et mes ami(e)s, je serais sans appui et isolée. Je suis extrèmement reconnaissante de leur encouragement, de leur confiance en moi, et de leur patience pendant que je fais mes études et surtout après une expérience écoeurante récente.
  5. La largesse et l'amour de Dieu - Qui serais-je sans Lui?! Je Lui parle lorsque je suis anxieuse ou déprimée, je partage avec Lui tous les petits détails de ma vie, et malgré tout, Il m'écoute. Il me donne de Sa force, et je m'appuie sur Lui de plus en plus.
J'entame un nouveau défi dans ma vie, celui de lutter contre la dépression. J'espère que ma psychologue travaillera avec moi pour creuser dans mes émotions concernant ma famille d'origine. J'ai du travail à faire à cet effet si je veux compléter mon programme d'études. Si je ne dressais pas les abus vécus durant ma jeunesse et mes attitudes qui en ont résulté, je ne serais jamais présente pour mes client(e)s dans l'avenir. Alors pour le moment je vis du jour au jour, je prends un jour à la fois, et je mets un pied devant l'autre, tout en prenant soins de moi-même. 

Et c'est un bon commencement.

samedi 1 octobre 2016

Une nouvelle ceinture

Recemment, j'ai dû aller magasiner ... pour une nouvelle ceinture.

Les miennes étaient presque toutes trop grandes ... pour la première fois depuis eummmm. . . plus de dix ans!  Depuis le mois de mai 2016, lorsque mon médecin m'a dit que je faisais une diabète, ma vie change de plus en plus.  J'ai commencé à prendre des médicaments - du Metformin et du Trajenta pour le diabète et du Crestor pour le cholestérol - en mi-mai 2016.  

En ce moment ça fait quatre mois et demi depuis ce diagnostic. Et je sais que la plupart du monde serait effondré par ces nouvelles, mais pour moi c'était un soulagement, car je ne savais point ce qu'il y avait.  Je pensais que j'étais déprimée: je n'avais pas d'energie, tout était un effort, et j'étais fatiguée pendant toute la journée.  Or, j'avais faim en tout temps même si je mangeais comme un ogre.  Une fois que j'ai commencé à prendre mes pilules miracles, toutes ces choses ont changé.

En mai, lors de mon diagnostic, mon indice de masse corporelle (IMC) était à 48,3.  Pire que cela, mes sucres sanguins (au jeun) étaient de 15 p. 100.  Maintenant, ils sont de 6,1 p. 100.  (Et j'en suis aux oiseaux!!) J'ai travaillé fort (avec l'aide de mes pilules) afin de manger d'une manière saine, de contrôler mes portions, et d'ajouter un peu d'activité dans ma vie.  Et même si je suis toujours obèse, mon IMC est maintenant à 40.3 car j'ai perdu plus de 37 livres! 

Photo «Metal Head Of Long Brown Belt On White
Background
» fournie par Keerati au site web
www.freedigitalphotos.net
Il y a toujours beaucoup à faire ... mais avant Noël 2016, je m'attends à ce que mon IMC soit à 38 avec une perte de 50 livres.  

Alors c'est ça la raison pour laquelle j'ai dû aller maganiser. La dernière trou de mes ceintures n'était pas assez sérrée et j'avais besoin d'aller chercher une nouvelle ceinture moins longue....  En effet, depuis la fin de juin, je me suis achetée plusieurs nouveaux vêtements de derniers jours (deux fois, à chaque taille, jusqu'à maintenant).  Le gras corporel fond en réalité, et c'est comme je me trouve en dessous - la vraie personne que je suis émerge de son cocon, petit à petit.  J'ai plus de confiance.  Je suis moins gênée.  

Et les autres personnes commencent à prendre note qu'il y a «quelque chose de différent» mais elles ne savent parfois pas ce que c'est.  «T'as changé de lunettes?»  Et je leur dis «Nonnn...»  Puis c'est, «Oh c'est que tes cheveux sont plus longs qu'auparavant...» Et je dis, «Mmmmouaiiiis... maaaais...»  Et elles partent en grattant leurs têtes ... «Y a quelque chose...» ... et puis je souris.  Un jour elles s'en rendront compte.

La plus belle chose c'est que pour la première fois dans ma vie adulte, perdre du poids n'était pas mon but.  Mon but était d'être ici plus longtemps pour ma famille, de faire en sorte que mes sucres sanguins soient diminués et plus stables. La perte du poids est un effet secondaire qui m'apporte du bonheur (entre autres choses) mais l'important c'est d'être en bonne santé et de la maintenir.  Il fallait un changement dans mon style de vie - ce que j'ai fait - et les résultats parlent d'eux-mêmes.

dimanche 31 juillet 2016

Je n'y va pas - «mais parfois il faut y aller»

Dans mon style de vie préféré, que je suis depuis bien plus de 7 ans, je vis d'habitude dans le moment.  Je ne peux plus rien faire concernant les évenements du passé, et je n'ai pas encore tourné la page envers l'avenir ... alors le présent est pour moi l'important... à moins que quelque chose du passé fasse un impacte sur le présent. Étant donné mon histoire familiale, cela arrive qu'une ancienne attitude (ou qu'une croyance errante de mon enfance) influe sur mon comportement actuel.

Dans ces cas, même si je ne veux pas ouvrir la boîte de Pandora (je n'y va pas, comme on dit), il faut cette fois que je rende visite à mon passé pour découvrir la / les cause/s des troubles que je vis, surtout si cela m'empêche de passer à travers une épreuve ou si je suis pigée dans une pensée habituelle de mon enfance.

La vie me donne quelques occasions d'examiner ces choses en détail.  Normalement cela arrive après une expérience sociale bouleversante où j'ai réagi d'une mauvaise façon et que ma réaction m'a surprise. Et recemment j'en ai eu une autre.  Disons qu'après l'orage, je me suis dite, «J'ai besoin de l'aide» et que je sais que je serai plus heureuse après que j'aurai suivi la thérapie pour ce trouble.  

Il s'agit d'une croyance bien établie dans mon coeur, une croyance que je ne suis pas assez en moi et que je ne vaux pas avoir d'amies.  Cette croyance fait que chaque fois que je fais une amie, je crains sa colère et son départ tant que je ne lui dis rien lorsqu'elle fait quelque chose qui m'irrite ... à cause de la peur qu'elle ne m'aime plus et qu'elle m'abandonne.  Alors elle continue de le faire et mon irritation monte.  

Puis à un certain point, lorsque je ne peux plus supporter cette chose (quoi qu'elle en soit) j'explose en colère, en essayant finalement de me protéger.  Mais je n'explose d'habitude pas directement contre la personne - non - ce serait trop direct, trop dangereux.  Je me plains par contre à quelqu'un d'autre, ou je me comporte d'une manière passive-aggressive ... et cela a souvent l'effet que j'avais craint au début: la personne ne veut plus être mon amie. 

Photo "Girls Looking At Each Other"
fourni par Stuart Miles au site web
www.freedigitalphotos.net
Et je ne la blame pas du tout.  Ce que je fais est un mode typique de comportement basé sur une fausse croyance qui vient directement d'une enfance où (1) je ne savais jamais ce qui mettrais un membre de ma famille ou l'autre en colère et puis typiquement en violence, et (2) on ne permettait pas à mes frères et moi d'avoir des arguments entre nous (et si ton frère meurt cette nuit??), et donc je n'ai jamais appris la bonne manière de confronter quelqu'un. En plus, personne n'a jamais dit, «Désolée» (surtout les parents), et le pardon s'agissait de dire quelque chose comme «Ce n'était rien, t'étais fâchée» qui ne s'agit en rien du pardon mais simplement de faire les piètres excuses pour la personne et en ce faisant, lui indiquer qu'elle n'a rien fait de mal (ce qui nie l'existence de la blessure et donc la raison-même du pardon).  Donc, j'ai developpé une grande peur de la colère des autres et de la confrontation - deux choses qui sont toujours pour moi des choses imprévisibles. Et je n'ai pas appris les règles pour s'entendre eum, disons «à la loyale». 

Cette fois, la personne m'a dit, «T'es adulte.  Tu devrais savoir comment agir comme adulte.» (Ayoye.) Et franchement, j'ai perdu une amie et je ne sais pas si jamais elle me pardonnera.  

Alors je pense que ceci est une bonne occasion de chercher une bonne psychothérapeute et de me débarrasser de ces fausses croyances que je tiens de longue date.  J'aimerais aussi apprendre et pratiquer des stratégies pour être en désaccord avec quelqu'un sans perdre une amitié, et pour m'excuser sans insulter la personne.  Dans la culture anglophone, "s'excuser" ne veut pas dire la même chose qu'en français.  Apparemment on ne donne pas la raison pourquoi on a agi de la mauvaise façon; on dit «désolée, c'était ma faute.» Point final. Tandis que moi je pense que lorsqu'il y a un argument, il y a de l'erreur à chaque côté et que personne n'est sans faute... alors il faut que j'apprenne finalement les règles.  

Et un jour, sans perdre l'émerveillement qui est typique de l'enfance, j'espère être adulte. Un jour.

dimanche 21 décembre 2014

Plus ça change ... plus ça change!

Ça fait presqu'un an depuis mon dernier article, où j'ai raconté les belles et les mauvaises nouvelles concernant notre benjamine.

Depuis son décès, nous avons tant appris que je ne peux pas l'expliquer dans une phrase ou deux. 

Auparavant nous pensions que personne ne se souciait jamais de nous.

Maintenant nous savons que nous sommes précieux à beaucoup de monde. Plus de monde que nous n'avions pensé. Quelle belle découverte!

Avant cette grande épreuve, nous vivions notre vie en cachant nos «mauvaises» émotions.

Et nous avons appris que cacher les mauvaises émotions détruit toutes les émotions y compris les bonnes. Nous nous exprimons honnêtement et sans peur car nous savons que la vraie amitié s'agit d'accepter une personne comme elle est. 

De notre Belle Arielle, et de l'expérience de la perdre soudainement, nous avons appris que le deuil est la preuve d'un grand amour ... et qu'il ne faut jamais en avoir de la honte. Que la chose primordiale c'est de vivre en réalité, et que ce n'est pas assez juste de survivre du jour au jour. Au début, oui, mais pas pour toujours. La vie - comme elle la vivait - est trop belle pour ça. 

Photo "Sun Ray Behind Dark Cloud" fournie par
Sura Nuralpradid au site web
www.freedigitalphotos.net
Nous avons appris que la relation personnelle avec Dieu est la relation la plus importante qu'on puisse avoir, et que rien n'est plus importante que ça. La vie est trop courte que de vivre sans Lui. 

Nous avons appris que la vie avec Dieu n'est jamais ennuyante - que ce n'est pas possible d'être un/e chrétien/ne et de ne pas avoir de la joie, car Dieu nous a tant aimé qu'Il a pris l'initiative pour nous aimer d'abord ... au point de mourir pour nous - une fois pour toutes. 

Nous avons appris aussi qu'il ne faut pas prendre pour trop sérieux les revers de la vie. Ces derniers arriveront, mais il faut toujours concentrer sur le prix, sur ce qui est excellent. Parfois le but est correct, mais il faut changer les moyens pour y arriver. Et avant tout, ne lâche jamais si le but est correct.

Et finalement, nous avons appris - contrairement à l'expression «plus ça change, plus c'est la même chose» - que plus ça change, plus ça change! La vie est un aventure ... parfois c'est triste, parfois c'est tragique, mais en tout temps le changement fait partie intégrale d'une vie bien vécue. 

Et en ceci est le sel de la vie.

mardi 31 décembre 2013

Hors de la boîte

Je vous partage aujourd'hui l'histoire d'une jeune femme âgée de 21 ans. Disons qu'elle s'appelle "A". En mi-juin 2013, elle a quitté le foyer familial en ayant besoin d'entamer une nouvelle vie ailleurs. Elle a voyagé vers 5 000 kilomètres jusqu'à une grande ville, avec l'idée qu'elle y trouverait de nouveaux opportunités d'emploi, et une meilleure vie. 

Ce qu'elle a trouvé en réalité n'était exactement pas ce qu'elle avait prévu. Elle a tenu en contact avec ses parents par texting et parfois par téléphone, comme étant une 'ligne de sauvetage' pour elle.

Pour un bout de temps, elle et son ami (pas son boyfriend) et sa mère à lui, demeuraient chez l'ex-conjoint de la mère. Jusqu'à ce que, je vous dis, le père a trop bu un soir, et a frappé son fils au nez (et l'a fracturé). Il les a jeté de la maison. Ils sont partis et n'y sont pas revenus. Ayant trouvé des emplois à un petit magasin (Dollarama) ils ont pu payer pour leur épicerie, mais pas trop plus que cela. Les loyers là sont très dispendieux; donc, leur patron a fait pitié et les a permis de demeurer avec elle, pour le montant d'argent qu'ils payeraient pour un appartement. Ce n'était pas une bonne idée. Puisqu'ils habitaient chez leur patronne, ils apprenaient (et surtout elle apprenait) de plus en plus ses petits secrets cachés de son mari ... pas une bonne situation. La pression au travail a donc augementé et la patronne (et sa soeur qui travaillait au magasin) faisait de son environnement de travail un véritable enfer. 
En dépit des conseils de ses parents de ne pas quitter son emploi jusqu'à ce qu'elle en trouve un autre, elle n'a pas pu supporter l'atmosphère oppressif ... et elle a dit à la soeur de la patronne qu'elle allait partir en fin de journée et qu'elle n'y reviendrait pas le lendemain.  Elle avait l'idée qu'elle pouvait obtenir un autre emploi rapidement. 

Non. L'argent disparaissait. L'ancienne patronne (avec qui elle demeurait toujours) cherchait une excuse de lui montrer la porte.

Au milieu de tout cette mélée, elle a rencontré un jeune homme que j'appellerai "T". Ce gars était fun, sympa, et l'a traité avec le respect. Ils s'entendaient et ils sont devenus très proches comme ils passaient de plus en plus de temps ensemble. 

Le 17 septembre) elle est allée le ramener de son travail et il lui a dit, "Allons pour un 'tit voyage hors de la ville - j'ai quelque chose à te dire mais je ne veux pas te distraire dans la circulation." Alors il l'a acheté quelque chose à manger, et elle a commencé à conduire. Une fois hors de la grande ville, il a commencé son histoire.
Un homme à son travail, "R", lui avait parlé souvent et depuis quelque temps. Cet homme, R, est un chrétien ... mais pas du tout comme l'homme chrétien "typique" ... Il avait l'air d'un tough ... un motocyleur. Mais il a attiré l'attention de T, et lui parlait à propos de Dieu. Il a partagé son expérience sans lui dire ce qu'il "devrait" faire. (Bonne idée!!) T écoutait. Attentivement. Il allait chez R et l'écoutait raconter des histoires de ce qu'ila vécu ... parfois pendant des heures.

Et le 16 septembre 2013, T avait été chez R et tout-à-coup, l'atmosphère dans la salle semblait changer; il y avait une présence électrique. Ni l'un ni l'autre n'a dit un mot. Mais T a ressenti des frissons à la peau et il était ému "sans raison". Mais quand même il n'a pas cedé aux larmes. 
R a étendu sa main et l'a touché au poitrine. "Le ressens-tu?" 
"Oui."
"Ça, c'est Dieu." 

Tout-à-coup, T a eu une expérience avec le Tout-Puissant. Il tremblait, pleurait, ressentait du chaleur dans tout son corps, et les deux hommes ont partagé cette expérience étonnante pendant ... ils ne savaient pas combien de temps.

Le lendemain, après son travail, l'amie de T, A (vous souvenez-vous d'elle?) l'a ramené du travail parce que son auto étai au garage.  "Je dois te dire quelque chose," lui a dit-il. "Mais pas ici, allons hors de la ville." Il l'a achetée des taquitos et un pop - et ils allaient au paysage. Il lui racontait son histoire pendant qu'elle conduisait. Elle avait des frissons lorsqu'il en parlait. Et une certaine chaleur s'est répandue dans ses épaules et dans sa poitrine. 

Après deux heures de conversation. T lui a demandé d'arrêter la voiture - ils étaient en campagne - pour qu'il puisse prendre soin de ses besoins dans le bois. 

Il a quitté l'auto et elle s'est dit (ou est-ce qu'elle Lui parlait?) - «Je ne sais pas si ce que je me sens vient de moi-même, ou si je me sens les émotions de T, ou quoi que ce soit ... mais si ce ne l'est pas, s'il s'agit que quelque chose de plus, faites-moi signe.»

IMMÉDIATEMENT elle a commencé à sangloter, de façon qu'elle ne pouvait guerre respirer. Elle ressentait la même Présence dont a parlé T!!

Photo "The Cross And The Hand" prise par |
njaj ... tirée du site web  www.freedigitalimages.net
À ces moments-là, elle SAVAIT que c'était réel. Elle savait que DIEU était réel. Elle savait que tout qu'elle a appris lors de sa jeunesse était réel. Dieu a touché sa vie, l'a tiré des ténèbres jusqu'à Sa lumière merveilleuse ! 

Quand T est rentré l'auto, il l'a vue fondue en larmes. D'abord, il a vérifié pour faire certain qu'elle allait bien. Une fois qu'il a entendu de ses nouvelles et l'a compris (parce qu'elle parlait en sanglots), il lui a dit, «C'était tout-à-fait comme ça pour moi aussi!!»

Ils ont passé toute la nuit en parlant de Dieu. Et en LUI parlant. T a partagé son évangel de Saint-Jean avec elle; ils ont commencé de le lire ensemble dès ce temps-là.

Pendant un mois après ce moment, la vie a été transformée. Ils priaient ensemble. Ils lisaient le petit évangel de Jean ensemble parce que celui-ci était tout ce qu'ils avaient de la Bible. Elle en voulait une. Ils voulaient, tous les deux, de connaître Dieu de plus en plus. Et ils voulaient tant grandire dans cette nouvelle amitié avec Jésus.

A ne pouvait pas attendre pour téléphoner à sa mère pour lui raconter cette belle histoire, donc elle l'a appelé le 18 septembre 2013, lui disant que c'était trop important pour seulement texter. «Je me sentais si isolée tout le temps, Maman,» elle lui a dit. «Maintenant je ne le suis plus. Il m'a sauvée. C'est tout comme j'ai cet Ami qui ne me quitte jamais!!»

"Maman" priait pendant une bonne dix années pour sa fille de SAVOIR que l'Évangel était vrai, depuis que sa fille a commencé à rejeter le dieu qu'elle a appris à l'église.  Vous l'avez rencontré aussi ... celui qui juge, celui qui concentre sur les règles, celui dont son peuple se soucie de combien de mauvais mots sont dans un film, au lieu du bon message qu'il contient pour toucher le coeur de quelqu'un.   "Maman" ne sert plus ce dieu, mais par contre le Vrai Dieu, Celui qui aime, qui accepte, qui donne et qui sauve.

"Maman" dansait véritablement de bonheur et de gratitude, et elle le fait toujours.

Comme vous le constatez probablement, Maman a beaucoup grandi depuis les 10 derniers ans.
C'est vrai. Car cette mère  ... et moi. Et "A" est ma fille. :'D 

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Un peu plus qu'un mois après cette expérience, "A"  -  ma belle Arielle  -  est morte lors d'un accident routier en Alberta. Elle a été tuée instantanément et n'a point souffert. Elle s'est endormie au volant ... et s'est simplement réveillée au Paradis. "T" était avec elle dans l'auto, et - miracle de miracles - il a survécu avec une jambe brisée. Personne sauf elle n'a été tué, merci Seigneur!

Nous nous manquons d'elle, certainement. Mais elle est suprèmement heureuse où elle est. Et toute l'histoire - que je viens de vous raconter - nous donne du reconfort. 

Dieu est si fidèle. Il n'agit pas selon nos expectations, mais contrairement hors de la boîte. Chaque. Fois.

jeudi 1 août 2013

La vie est trop courte - vas-y!

Combien les choses peuvent changer dans si peu de temps!

L'horaire de mes études a changé car j'avais anticipé des dépenses majeurs dont je n'ai plus besoin pour le moment, et sans que je me rende compte, l'heure de ma rentrée aux études est proche! 

Je commence en début de septembre officiellement. Dès ce moment-là je serai encore une fois étudiante.  

Comme j'en suis excitée, nerveuse, et déterminée en même temps! 

Je passais les dernières semaines en posant ma candidature pour le programme de maîtrise, et en faisant ma demande pour une bourse. 

Mon petit coin   -   le 1er août 2013
Des derniers jours, je faisais un petit peu de magasinage pour pouvoir meubler et ensuite décorer mon bureau. J'ai maintenant un beau petit coin allumé et acceuillant, auquel je peux faire ma lecture et participer aux discussions ou faire mes présentations en direct sans distractions.

J'inclus une photo qui vous montre comment je peux voir quelqu'un à la porte sans sursauter (symptôme qui fait partie d'un état de stress post-traumatique léger). De plus il y a - au coin que vous ne pouvez pas voir - un poste supplémentaire de téléphone au cas où, et un fauteuil à basceuil de style "Boston" juste à côté du téléphone. 

Près de la porte j'ai mis des choses qui vont m'inspirer - un tirage d'un photo en noir et blanc d'un trottoir en bois 'dans le bois' - troittoir dont on ne peut pas voir l'autre bout. Juste à côté, j'ai mis des petites citations qui se traduisent ainsi : « Aime beaucoup. Vit bien. Rit beaucoup.» 

J'ai une siège confortable, un chauffeur et un ventilateur que je peux utiliiser dépendant de la saison, et vous pouvez voir mon micro-casque, mes livres, mes stylos et surligneurs, mon Daytimer® et mon classeur (le tiroir en bas.)  

Alors j'ai tout ce dont j'ai besoin pour commencer mes études - et pourquoi pas les commencer plus tôt que plus tard? La vie est trop courte; il faut profiter du jour!! 

J'ai passé trop de temps en attendant ceci et cela - j'ai tant repoussé à plus tard les choses que je vouait faire, que je n'ai presque rien accompli pour me donner plus d'options. Il est bien temps de prendre le taureau par les cornes ... 

Donc, j'y vais!

dimanche 12 mai 2013

Voir les choses comme elles sont

Dans mon dernier article, j'explorais mes options pour une carrière «après» mon présent emploi. 

Bref, il a fallu que je fasse face à la réalité. Pour devenir interprète pour les sourds, il faudrait déménager hors de la province pour y demeurer pendant plus de trois ans, chose difficile et presqu'impossible à faire étant donné les racines que j'ai poussées ici ... et le coût, bien sur!!

En même temps, j'ai fait un peu de recherche concernant l'autre option (devenir conseillère) et à ma grande surprise, j'ai trouvé un université canadien qui offre un programme de maîtrise en psychologie ... complètement à distance ... et je pense fort depuis lors concernant les possibilités pour compléter une maîtrise (ou au moins la portion formative) pendant que je continue à travailler. Le programme-même prend six trimestres, dont les derniers deux s'agissent d'un practicum fait sur place avec un conseiller ou une conseillère locale. 

Cette option m'a forcé de penser aux raisons de ma réticence de poursuivre ma maîtrise en premier lieu, et de réexaminer celles-ci dans la lumière de la réalité. 

En ceci le noyeau : j'avais peur.

Voilà, je l'ai dit.

J'avais peur que je ne me débrouille pas assez bien en tant que conseillère pour obtenir ou pour retenir des clients.  J'avais peur qu'un jour, un(e) client(e) me blame pour lui donner de mauvais conseils. J'avais peur que je ne puisse pas maintenir une distance professionnelle de mes patient(e)s. 

Je craignais même que j'échoue au programme. 

Les voix internes - celles qui me disent en tout temps que je ne vaux rien, que je ne peux rien faire de bon - criaient après moi. 

"Parachute Team Jump" - photo de Sujin Jetkasettakorn au site web
www.freedigitalphotos.net
Une fois reconnues, je leur ai dit de se taire, j'ai tourné mon attention aux pours et contres de cette option, et j'ai recherché les critères d'admission et les frais scolaires de ce programme, ainsi que le temps qu'il prendrait (non seulement en total mais aussi en termes de combien d'heures par semaine il exigerait de moi). 

Et j'ai écouté mon cœur. 

En réalité, je sais que devenir conseillère peut avoir des conséquences imprévues et peut-être déplaisantes ... comme les situations de blame ou de ménace. Mais ... si je n'essaie rien, je n'accomplirai rien - et les choses positives pourront contrebalancer les choses négatives. Le bien que je pourrai faire compense pour le mal qui pourra m'arriver (ou qui ne m'arrivera jamais, on ne sait pas!) Si je ne fais aucune tentative, je ne saura jamais si je le pourrai. 

Au moins j'aurai quelque chose sur laquelle je pourrai éventuellement dépender, étant donné l'avenir incertain.

Point final - au fond de mon cœur, je sais que je me débrouillerais probablement bien comme conseillère. J'ai assez vu que je sais quels types de thérapie fonctionnent plus que d'autres, et lesquels ne marchent pas du tout. Mon but est d'aider les gens et de ne pas créer une dépendance sur moi mais par contre de faciliter l'indépendance et le plein fonctionnement de la personne. 

Le fait reste que je suis une personne qui vit de son cœur. Cela fait que je suis émouvée par les difficultés des autres personnes. Est-ce que je veux me débarrasser de cette qualité?? Pas du tout. Et alors cela vaut la peine et l'angoisse que moi je me sentirai, si jamais je pourrai vraiment aider les personnes qui me viendront pour de l'aide. 

Je me souviens du sentiment que j'avais au moment où je savais que je pouvais parler à mon conseiller sans qu'il me juge, dans un atmosphère d'acceuil, qu'il était là pour m'aider. C'est ce sentiment qui m'a motivé de travailler fort pour être libérée ... et je veux que les autres se sentent pareil. Dans un certain sens, je suis prète à passer le flambeau. 

Ceci ne veut pas dire que je pense que je changerai le monde. J'ai appris voir les choses comme elles sont; je ne suis pas un sauveur (il n'y en a qu'Un). Mais au moins je pourrais peut-être avoir une influence sur mon petit coin.

Donc, pour le moment je planifie commencer mon programme l'année prochaine (pour me donner du temps pour sauve-garder de l'argent; c'est dispendieux!!) pour obtenir ma maitrise en printemps 2016. 

C'est une grande étape, et j'ai toujours peur ... mais je prend un jour à la fois. Comme toujours.