Bienvenue!!

Il n'y a pas longtemps, ma vie chrétienne était comme j'avais les bandelettes d'un momie autour de moi - rescussitée de la mort (comme Lazare) mais pas en libérée. Je ne pouvais rien faire pour m'en débarrasser.

Mais Dieu est en train de le faire.

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mardi 3 septembre 2019

Encore une fois ... j'attends

"Rien n'est écrit en pierre." - Ancien proverbe

Et ainsi commence un nouveau chapître pour moi. J'avais pensé que je commencerais mon stage demain, mais le pasteur est malade depuis le printemps et maintenant il me dit qu'il a attrapé un virus : la mononucléose (!) qui prendra (pour lui) au moins six moins avant qu'il ne guérisse.

Alors j'ai dû retirer de mon cours de stage et remettre mon stage à septembre 2020.  :/ 

Il y a quelques choses positives qui écoulent de ce nouveau cheminage. 

Premièrement, j'aurai probablement l'occasion de travailler avec ce pasteur l'an prochain. J'aimerais cela car je note qu'il est très empassionné pour les chrétiens et les chrétiennes qui souffrent de problèmes psychologiques.

Deuxièmement, en septembre 2020, je n'aurai que trois semaines avant de prendre ma retraite de la fonction publique. Pour cette raison, j'aurai plus de temps pour faire attention à mon stage et pour aussi faire du bénévolat si je le veux. (Plus sur ce sujet plus tard). 

Et finalement, ayant plus de temps à cause de ma retraite, je pourrais suivre deux cours pendant mon dernier semestre (entre janvier et avril 2021) et je pourrais donc obtenir mon diplôme en juin 2021 sans attendre!

Image courteoisie de Anemony123 à Pixabay.com
Pour le moment, par conséquence, je ne peux pas suivre de cours. Alors je n'aurai "rien" à faire entre septembre 2019 et août 2020. Et je n'y suis pas habituée.

Et j'ai fait de la recherche chez Dre Google (hi-hi) pour trouver un organisme près de chez moi qui voulait offrir de la formation et des occasions d'agir comme conseillers ou conseillères. J'en ai trouver un!  Le Centre de soins palliatifs accueillent les bénévoles pour une formation comme conseiller aux personnes malades aux familles des personnes qui sont mortes de cancer ou d'autres maladies terminales. J'ai fait une demande auprès de cet organisme et on me dit que quelqu'un va me contacter cette semaine pour une petite entrevue, et pour m'informer de l'horaire des prochains sessions de formation (il y en a dix en total) pour ce programme. 

Donc, encore une fois, j'attends. Et c'est acceptable ; j'apprends mieux à attendre ces jours puisque je dois le faire plus régulièrement :) ... et à la fin de la formation, on fournit un certificat qui est reconnu ici à ma province de résidence pour être conseillère de deuil. Je pense que ce soit un atout dans ma pratique de psychothérapie éventuelle.

Entretemps, je prends soins de mon jardin, je vais au travail, je jase avec ma famille et mes amies, et je verrai assez bientôt si l'on m'accepte au programme de formation. 

J'ai aussi des projets à faire à la maison - je planifie faire faire une rénovation de notre cuisine en fin de septembre 2019, pour laquelle je sauvegardais de l'argent pour une période de 10 ans.  En printemps, j'espère m'acheter un chiot - la formation de celui-ci m'occupera pendant plusieurs mois. Et je pense que septembre 2020 s'en ira plus tôt que je ne pense...

vendredi 28 juin 2019

Et finalement le début!

Je n'en ai pas parlé beaucoup lors de ma dernière inscription de ce blog, mais j'avais essayé de faire un stage en septembre 2018, hors de ma province de résidence, malgré mes réservations. Je me suis obtenu un apartement 5 minutes du centre de thérapie, et j'ai signé une lesse... mais .... 

Dans six semaines, on m'a renvoyée. C'est-à-dire, ma superviseure au stage m'a renvoyé avec le support de sa superviseure. 

C'était imprévu pour moi et cela m'a bouleversée. Je doutais de tout après ça : de mes compétences comme conseillère, de ma personnalité, de mes atouts comme personne, et beaucoup plus que ça. Je suis tombée dans une dépression significative. J'ai pleuré pour trois jours, et pour trois semaines après cela, je pleurais quotidiennement, parfois plusieurs fois par jour. 

L'expérience m'a frappée au profondeur parce que la superviseure me traitait comme faisait ma mère pendant ma jeunesse : elle me critiquait en tout temps, m'inondait de règles et réglementations, et je ne pouvais jamais rien faire de bon pour elle. J'ai fait psychologiquement ce que l'on appelle la transférence. C'est-à-dire, j'ai transféré mes émotions concernant ma mère à ma superviseure et j'ai réagi à elle comme elle était ma mère.  Par conséquence, j'avais tellement peur d'elle et de ne pas lui plaire. J'étais en terreur d'elle. Je voulais me protéger d'elle - je devenais défensive au moindre criticisme. Chaque jour je craignais aller au stage. Le stress montait du jour au jour. C'était pas du tout une bonne situation. Et quand j'ai demandé à quelqu'un d'autre pour un peu d'aide pour mieux comprendre si j'ai fait de mal à cause de son attitude critique envers moi, l'autre a rapporté à ma supervieure ce que je lui avais dit (en confidentialité, j'avais pensé) concernant elle. (Wow. Juste ... wow.)

En tout cas, sans lieu pour pratiquer, j'ai dû retirer de mon cours de stage, et je ne savais même pas (dans le temps) si j'allais essayer de nouveau quelque part d'autre. En effet, tout ce que je savais c'était que j'avais besoin de la thérapie moi-même!!  Le sens d'avoir échoué était si fort! J'avais même peur de sortir de mon apartement et je ne le faisais pas à moins que j'en aie absolument besoin.  

Alors ensuite, j'ai demandé de l'aide de mon médecin et il m'a prescrit un molécule, puis il m'a référée en psychothérapie. Ma thérapeute m'a aidé à faire face à mes démons de jeunesse (en autres mots, l'abus émotionnelle qu'a fait et que fait toujours ma mère, même si elle fait une démence ces jours-ci.) Et ma thérapeute m'aide toujours. Avec elle, je reprends ma confiance en moi, je parle doucement à l'enfant - la petite Judy qui existe toujours, qui a subi ces abus de sa mère - et je me permets les émotions qui n'étaient pas permises pendant mon enfance et ... pendant toute ma vie en effet.

Image 'Autumn Gold' de Simon Howden à
www.freedigitalphotos.net
Et ça va mieux. À l'école, je suis maintenant un cours de Thérapie Brève Axée sur les Solutions, qui prend fin juste avant le mois d'août avec un voyage en mi-juillet (je viens d'apprendre ceci:) à Montréal pour une formation face-à-face!! 

Et en septembre, oui, c'est ça! en automne 2019 je commencerai un nouveau stage près de chez moi à une église. J'ai rencontré ma superviseure et elle est fine; elle a son propre business de psychothérapie en ville. Et le pasteur de l'église est un gars gentil et empassionné pour les gens qui souffrent.

Alors cette fois tout est correct dans tous les domaines de ma vie. Je suis plus à l'aise dans ma peau. Je suis entourée de ma famille et de mes amies, un super reseau d'appui personnel. J'aime ma superviseure et "mon" pasteur (c-à-d, le pasteur de l'église où je ferai mon stage). Mon stage aura lieu à cette église qui se situe cinq minutes de chez moi.  Je n'ai aucun des réservations ou les problèmes que j'avais l'an dernier (l'argent, le distance, les personnalités brusques et déplaisantes, l'isolation, et tout cela).

Et je trouve que j'ai hâte des 15 mois qui s'en viennent, comme ils s'agissent d'un bel aventure.  Et pourquoi pas?  

samedi 29 décembre 2018

Du jour au jour

Photo prise par Javon Swaby de Pexels
Bientôt, l'an 2019 s'en viendra. Et je me demande si cette année qui vient m'apportera plus de bonheur que 2018. 

Mon dernier article dans ce blog était en début octobre 2016. Beaucoup s'est passé depuis ce temps-là. Mais au lieu de raconter toute la longue histoire, je veux par contre penser aux plus belles choses qui se sont passées durant cette période, même si elles ne semblaient pas bonnes dans le temps. Et je fais donc une liste de gratitude. 

Bien sûr, je suis reconnaissante des choses normales comme ma famille et l'amitié de mes proches, mais comme vous allez voir, je suis surtout reconnaissante de certaines choses spécifiques qu'ont fait ces personnes pour enrichir ma vie et pour me supporter dans mon cheminement à l'école et aussi personnellement. Je commence donc à faire ma liste de gratitude ... 

  1. Mon nouveau médecin - C'est lui qui a sauvé ma vie au moins deux fois depuis le mois de mai 2016 quand il a posé le diagnostic de diabète type 2 et quand il a découvert un problème quelconque lors de mon premier examen médical annuel depuis 1992 (une longue histoire que je vous épargne). Après quelques investigations par un spécialiste (gyneco) et une dilatation et curetage, on a découvert un cancer dans l'utère et on a enlevé le tout (utère, ovaires, etc.). Ainsi on a sauvé ma vie. Et maintenant mon médecin me traite pour une dépression que je fais depuis quelques mois, pour laquelle il m'a référée à une psychologue que je verrai en janvier. 
  2. Ma nouvelle patronne - En juillet 2017, on a engagé une nouvelle patron pour mon équipe au travail. Elle est super fine! Elle me supporte depuis le début, et je sais qu'elle est ''dans mon coin''. Maintenant, je travaille trois jours par semaine afin de pouvoir faire le reste de mon programme d'études (voir # 3).
  3. Mon université à distance - J'apprends beaucoup comme je fais ma maitrise afin de devenir psychothérapeute. C'est difficile de travailler ET d'aller à l'école ... et mes profs et ma patronne font en sorte que je me débrouille bien. Si je dois aller hors de mon province pour mes études, ma patronne est très sympa! Et si je dois remettre un cours à plus tard, mon école comprend et essaie de m'accommoder.
  4. La patience et le support de mes bien-aimés - Sans ma famille et mes ami(e)s, je serais sans appui et isolée. Je suis extrèmement reconnaissante de leur encouragement, de leur confiance en moi, et de leur patience pendant que je fais mes études et surtout après une expérience écoeurante récente.
  5. La largesse et l'amour de Dieu - Qui serais-je sans Lui?! Je Lui parle lorsque je suis anxieuse ou déprimée, je partage avec Lui tous les petits détails de ma vie, et malgré tout, Il m'écoute. Il me donne de Sa force, et je m'appuie sur Lui de plus en plus.
J'entame un nouveau défi dans ma vie, celui de lutter contre la dépression. J'espère que ma psychologue travaillera avec moi pour creuser dans mes émotions concernant ma famille d'origine. J'ai du travail à faire à cet effet si je veux compléter mon programme d'études. Si je ne dressais pas les abus vécus durant ma jeunesse et mes attitudes qui en ont résulté, je ne serais jamais présente pour mes client(e)s dans l'avenir. Alors pour le moment je vis du jour au jour, je prends un jour à la fois, et je mets un pied devant l'autre, tout en prenant soins de moi-même. 

Et c'est un bon commencement.

samedi 1 octobre 2016

Une nouvelle ceinture

Recemment, j'ai dû aller magasiner ... pour une nouvelle ceinture.

Les miennes étaient presque toutes trop grandes ... pour la première fois depuis eummmm. . . plus de dix ans!  Depuis le mois de mai 2016, lorsque mon médecin m'a dit que je faisais une diabète, ma vie change de plus en plus.  J'ai commencé à prendre des médicaments - du Metformin et du Trajenta pour le diabète et du Crestor pour le cholestérol - en mi-mai 2016.  

En ce moment ça fait quatre mois et demi depuis ce diagnostic. Et je sais que la plupart du monde serait effondré par ces nouvelles, mais pour moi c'était un soulagement, car je ne savais point ce qu'il y avait.  Je pensais que j'étais déprimée: je n'avais pas d'energie, tout était un effort, et j'étais fatiguée pendant toute la journée.  Or, j'avais faim en tout temps même si je mangeais comme un ogre.  Une fois que j'ai commencé à prendre mes pilules miracles, toutes ces choses ont changé.

En mai, lors de mon diagnostic, mon indice de masse corporelle (IMC) était à 48,3.  Pire que cela, mes sucres sanguins (au jeun) étaient de 15 p. 100.  Maintenant, ils sont de 6,1 p. 100.  (Et j'en suis aux oiseaux!!) J'ai travaillé fort (avec l'aide de mes pilules) afin de manger d'une manière saine, de contrôler mes portions, et d'ajouter un peu d'activité dans ma vie.  Et même si je suis toujours obèse, mon IMC est maintenant à 40.3 car j'ai perdu plus de 37 livres! 

Photo «Metal Head Of Long Brown Belt On White
Background
» fournie par Keerati au site web
www.freedigitalphotos.net
Il y a toujours beaucoup à faire ... mais avant Noël 2016, je m'attends à ce que mon IMC soit à 38 avec une perte de 50 livres.  

Alors c'est ça la raison pour laquelle j'ai dû aller maganiser. La dernière trou de mes ceintures n'était pas assez sérrée et j'avais besoin d'aller chercher une nouvelle ceinture moins longue....  En effet, depuis la fin de juin, je me suis achetée plusieurs nouveaux vêtements de derniers jours (deux fois, à chaque taille, jusqu'à maintenant).  Le gras corporel fond en réalité, et c'est comme je me trouve en dessous - la vraie personne que je suis émerge de son cocon, petit à petit.  J'ai plus de confiance.  Je suis moins gênée.  

Et les autres personnes commencent à prendre note qu'il y a «quelque chose de différent» mais elles ne savent parfois pas ce que c'est.  «T'as changé de lunettes?»  Et je leur dis «Nonnn...»  Puis c'est, «Oh c'est que tes cheveux sont plus longs qu'auparavant...» Et je dis, «Mmmmouaiiiis... maaaais...»  Et elles partent en grattant leurs têtes ... «Y a quelque chose...» ... et puis je souris.  Un jour elles s'en rendront compte.

La plus belle chose c'est que pour la première fois dans ma vie adulte, perdre du poids n'était pas mon but.  Mon but était d'être ici plus longtemps pour ma famille, de faire en sorte que mes sucres sanguins soient diminués et plus stables. La perte du poids est un effet secondaire qui m'apporte du bonheur (entre autres choses) mais l'important c'est d'être en bonne santé et de la maintenir.  Il fallait un changement dans mon style de vie - ce que j'ai fait - et les résultats parlent d'eux-mêmes.

dimanche 31 juillet 2016

Je n'y va pas - «mais parfois il faut y aller»

Dans mon style de vie préféré, que je suis depuis bien plus de 7 ans, je vis d'habitude dans le moment.  Je ne peux plus rien faire concernant les évenements du passé, et je n'ai pas encore tourné la page envers l'avenir ... alors le présent est pour moi l'important... à moins que quelque chose du passé fasse un impacte sur le présent. Étant donné mon histoire familiale, cela arrive qu'une ancienne attitude (ou qu'une croyance errante de mon enfance) influe sur mon comportement actuel.

Dans ces cas, même si je ne veux pas ouvrir la boîte de Pandora (je n'y va pas, comme on dit), il faut cette fois que je rende visite à mon passé pour découvrir la / les cause/s des troubles que je vis, surtout si cela m'empêche de passer à travers une épreuve ou si je suis pigée dans une pensée habituelle de mon enfance.

La vie me donne quelques occasions d'examiner ces choses en détail.  Normalement cela arrive après une expérience sociale bouleversante où j'ai réagi d'une mauvaise façon et que ma réaction m'a surprise. Et recemment j'en ai eu une autre.  Disons qu'après l'orage, je me suis dite, «J'ai besoin de l'aide» et que je sais que je serai plus heureuse après que j'aurai suivi la thérapie pour ce trouble.  

Il s'agit d'une croyance bien établie dans mon coeur, une croyance que je ne suis pas assez en moi et que je ne vaux pas avoir d'amies.  Cette croyance fait que chaque fois que je fais une amie, je crains sa colère et son départ tant que je ne lui dis rien lorsqu'elle fait quelque chose qui m'irrite ... à cause de la peur qu'elle ne m'aime plus et qu'elle m'abandonne.  Alors elle continue de le faire et mon irritation monte.  

Puis à un certain point, lorsque je ne peux plus supporter cette chose (quoi qu'elle en soit) j'explose en colère, en essayant finalement de me protéger.  Mais je n'explose d'habitude pas directement contre la personne - non - ce serait trop direct, trop dangereux.  Je me plains par contre à quelqu'un d'autre, ou je me comporte d'une manière passive-aggressive ... et cela a souvent l'effet que j'avais craint au début: la personne ne veut plus être mon amie. 

Photo "Girls Looking At Each Other"
fourni par Stuart Miles au site web
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Et je ne la blame pas du tout.  Ce que je fais est un mode typique de comportement basé sur une fausse croyance qui vient directement d'une enfance où (1) je ne savais jamais ce qui mettrais un membre de ma famille ou l'autre en colère et puis typiquement en violence, et (2) on ne permettait pas à mes frères et moi d'avoir des arguments entre nous (et si ton frère meurt cette nuit??), et donc je n'ai jamais appris la bonne manière de confronter quelqu'un. En plus, personne n'a jamais dit, «Désolée» (surtout les parents), et le pardon s'agissait de dire quelque chose comme «Ce n'était rien, t'étais fâchée» qui ne s'agit en rien du pardon mais simplement de faire les piètres excuses pour la personne et en ce faisant, lui indiquer qu'elle n'a rien fait de mal (ce qui nie l'existence de la blessure et donc la raison-même du pardon).  Donc, j'ai developpé une grande peur de la colère des autres et de la confrontation - deux choses qui sont toujours pour moi des choses imprévisibles. Et je n'ai pas appris les règles pour s'entendre eum, disons «à la loyale». 

Cette fois, la personne m'a dit, «T'es adulte.  Tu devrais savoir comment agir comme adulte.» (Ayoye.) Et franchement, j'ai perdu une amie et je ne sais pas si jamais elle me pardonnera.  

Alors je pense que ceci est une bonne occasion de chercher une bonne psychothérapeute et de me débarrasser de ces fausses croyances que je tiens de longue date.  J'aimerais aussi apprendre et pratiquer des stratégies pour être en désaccord avec quelqu'un sans perdre une amitié, et pour m'excuser sans insulter la personne.  Dans la culture anglophone, "s'excuser" ne veut pas dire la même chose qu'en français.  Apparemment on ne donne pas la raison pourquoi on a agi de la mauvaise façon; on dit «désolée, c'était ma faute.» Point final. Tandis que moi je pense que lorsqu'il y a un argument, il y a de l'erreur à chaque côté et que personne n'est sans faute... alors il faut que j'apprenne finalement les règles.  

Et un jour, sans perdre l'émerveillement qui est typique de l'enfance, j'espère être adulte. Un jour.

dimanche 21 décembre 2014

Plus ça change ... plus ça change!

Ça fait presqu'un an depuis mon dernier article, où j'ai raconté les belles et les mauvaises nouvelles concernant notre benjamine.

Depuis son décès, nous avons tant appris que je ne peux pas l'expliquer dans une phrase ou deux. 

Auparavant nous pensions que personne ne se souciait jamais de nous.

Maintenant nous savons que nous sommes précieux à beaucoup de monde. Plus de monde que nous n'avions pensé. Quelle belle découverte!

Avant cette grande épreuve, nous vivions notre vie en cachant nos «mauvaises» émotions.

Et nous avons appris que cacher les mauvaises émotions détruit toutes les émotions y compris les bonnes. Nous nous exprimons honnêtement et sans peur car nous savons que la vraie amitié s'agit d'accepter une personne comme elle est. 

De notre Belle Arielle, et de l'expérience de la perdre soudainement, nous avons appris que le deuil est la preuve d'un grand amour ... et qu'il ne faut jamais en avoir de la honte. Que la chose primordiale c'est de vivre en réalité, et que ce n'est pas assez juste de survivre du jour au jour. Au début, oui, mais pas pour toujours. La vie - comme elle la vivait - est trop belle pour ça. 

Photo "Sun Ray Behind Dark Cloud" fournie par
Sura Nuralpradid au site web
www.freedigitalphotos.net
Nous avons appris que la relation personnelle avec Dieu est la relation la plus importante qu'on puisse avoir, et que rien n'est plus importante que ça. La vie est trop courte que de vivre sans Lui. 

Nous avons appris que la vie avec Dieu n'est jamais ennuyante - que ce n'est pas possible d'être un/e chrétien/ne et de ne pas avoir de la joie, car Dieu nous a tant aimé qu'Il a pris l'initiative pour nous aimer d'abord ... au point de mourir pour nous - une fois pour toutes. 

Nous avons appris aussi qu'il ne faut pas prendre pour trop sérieux les revers de la vie. Ces derniers arriveront, mais il faut toujours concentrer sur le prix, sur ce qui est excellent. Parfois le but est correct, mais il faut changer les moyens pour y arriver. Et avant tout, ne lâche jamais si le but est correct.

Et finalement, nous avons appris - contrairement à l'expression «plus ça change, plus c'est la même chose» - que plus ça change, plus ça change! La vie est un aventure ... parfois c'est triste, parfois c'est tragique, mais en tout temps le changement fait partie intégrale d'une vie bien vécue. 

Et en ceci est le sel de la vie.

mardi 31 décembre 2013

Hors de la boîte

Je vous partage aujourd'hui l'histoire d'une jeune femme âgée de 21 ans. Disons qu'elle s'appelle "A". En mi-juin 2013, elle a quitté le foyer familial en ayant besoin d'entamer une nouvelle vie ailleurs. Elle a voyagé vers 5 000 kilomètres jusqu'à une grande ville, avec l'idée qu'elle y trouverait de nouveaux opportunités d'emploi, et une meilleure vie. 

Ce qu'elle a trouvé en réalité n'était exactement pas ce qu'elle avait prévu. Elle a tenu en contact avec ses parents par texting et parfois par téléphone, comme étant une 'ligne de sauvetage' pour elle.

Pour un bout de temps, elle et son ami (pas son boyfriend) et sa mère à lui, demeuraient chez l'ex-conjoint de la mère. Jusqu'à ce que, je vous dis, le père a trop bu un soir, et a frappé son fils au nez (et l'a fracturé). Il les a jeté de la maison. Ils sont partis et n'y sont pas revenus. Ayant trouvé des emplois à un petit magasin (Dollarama) ils ont pu payer pour leur épicerie, mais pas trop plus que cela. Les loyers là sont très dispendieux; donc, leur patron a fait pitié et les a permis de demeurer avec elle, pour le montant d'argent qu'ils payeraient pour un appartement. Ce n'était pas une bonne idée. Puisqu'ils habitaient chez leur patronne, ils apprenaient (et surtout elle apprenait) de plus en plus ses petits secrets cachés de son mari ... pas une bonne situation. La pression au travail a donc augementé et la patronne (et sa soeur qui travaillait au magasin) faisait de son environnement de travail un véritable enfer. 
En dépit des conseils de ses parents de ne pas quitter son emploi jusqu'à ce qu'elle en trouve un autre, elle n'a pas pu supporter l'atmosphère oppressif ... et elle a dit à la soeur de la patronne qu'elle allait partir en fin de journée et qu'elle n'y reviendrait pas le lendemain.  Elle avait l'idée qu'elle pouvait obtenir un autre emploi rapidement. 

Non. L'argent disparaissait. L'ancienne patronne (avec qui elle demeurait toujours) cherchait une excuse de lui montrer la porte.

Au milieu de tout cette mélée, elle a rencontré un jeune homme que j'appellerai "T". Ce gars était fun, sympa, et l'a traité avec le respect. Ils s'entendaient et ils sont devenus très proches comme ils passaient de plus en plus de temps ensemble. 

Le 17 septembre) elle est allée le ramener de son travail et il lui a dit, "Allons pour un 'tit voyage hors de la ville - j'ai quelque chose à te dire mais je ne veux pas te distraire dans la circulation." Alors il l'a acheté quelque chose à manger, et elle a commencé à conduire. Une fois hors de la grande ville, il a commencé son histoire.
Un homme à son travail, "R", lui avait parlé souvent et depuis quelque temps. Cet homme, R, est un chrétien ... mais pas du tout comme l'homme chrétien "typique" ... Il avait l'air d'un tough ... un motocyleur. Mais il a attiré l'attention de T, et lui parlait à propos de Dieu. Il a partagé son expérience sans lui dire ce qu'il "devrait" faire. (Bonne idée!!) T écoutait. Attentivement. Il allait chez R et l'écoutait raconter des histoires de ce qu'ila vécu ... parfois pendant des heures.

Et le 16 septembre 2013, T avait été chez R et tout-à-coup, l'atmosphère dans la salle semblait changer; il y avait une présence électrique. Ni l'un ni l'autre n'a dit un mot. Mais T a ressenti des frissons à la peau et il était ému "sans raison". Mais quand même il n'a pas cedé aux larmes. 
R a étendu sa main et l'a touché au poitrine. "Le ressens-tu?" 
"Oui."
"Ça, c'est Dieu." 

Tout-à-coup, T a eu une expérience avec le Tout-Puissant. Il tremblait, pleurait, ressentait du chaleur dans tout son corps, et les deux hommes ont partagé cette expérience étonnante pendant ... ils ne savaient pas combien de temps.

Le lendemain, après son travail, l'amie de T, A (vous souvenez-vous d'elle?) l'a ramené du travail parce que son auto étai au garage.  "Je dois te dire quelque chose," lui a dit-il. "Mais pas ici, allons hors de la ville." Il l'a achetée des taquitos et un pop - et ils allaient au paysage. Il lui racontait son histoire pendant qu'elle conduisait. Elle avait des frissons lorsqu'il en parlait. Et une certaine chaleur s'est répandue dans ses épaules et dans sa poitrine. 

Après deux heures de conversation. T lui a demandé d'arrêter la voiture - ils étaient en campagne - pour qu'il puisse prendre soin de ses besoins dans le bois. 

Il a quitté l'auto et elle s'est dit (ou est-ce qu'elle Lui parlait?) - «Je ne sais pas si ce que je me sens vient de moi-même, ou si je me sens les émotions de T, ou quoi que ce soit ... mais si ce ne l'est pas, s'il s'agit que quelque chose de plus, faites-moi signe.»

IMMÉDIATEMENT elle a commencé à sangloter, de façon qu'elle ne pouvait guerre respirer. Elle ressentait la même Présence dont a parlé T!!

Photo "The Cross And The Hand" prise par |
njaj ... tirée du site web  www.freedigitalimages.net
À ces moments-là, elle SAVAIT que c'était réel. Elle savait que DIEU était réel. Elle savait que tout qu'elle a appris lors de sa jeunesse était réel. Dieu a touché sa vie, l'a tiré des ténèbres jusqu'à Sa lumière merveilleuse ! 

Quand T est rentré l'auto, il l'a vue fondue en larmes. D'abord, il a vérifié pour faire certain qu'elle allait bien. Une fois qu'il a entendu de ses nouvelles et l'a compris (parce qu'elle parlait en sanglots), il lui a dit, «C'était tout-à-fait comme ça pour moi aussi!!»

Ils ont passé toute la nuit en parlant de Dieu. Et en LUI parlant. T a partagé son évangel de Saint-Jean avec elle; ils ont commencé de le lire ensemble dès ce temps-là.

Pendant un mois après ce moment, la vie a été transformée. Ils priaient ensemble. Ils lisaient le petit évangel de Jean ensemble parce que celui-ci était tout ce qu'ils avaient de la Bible. Elle en voulait une. Ils voulaient, tous les deux, de connaître Dieu de plus en plus. Et ils voulaient tant grandire dans cette nouvelle amitié avec Jésus.

A ne pouvait pas attendre pour téléphoner à sa mère pour lui raconter cette belle histoire, donc elle l'a appelé le 18 septembre 2013, lui disant que c'était trop important pour seulement texter. «Je me sentais si isolée tout le temps, Maman,» elle lui a dit. «Maintenant je ne le suis plus. Il m'a sauvée. C'est tout comme j'ai cet Ami qui ne me quitte jamais!!»

"Maman" priait pendant une bonne dix années pour sa fille de SAVOIR que l'Évangel était vrai, depuis que sa fille a commencé à rejeter le dieu qu'elle a appris à l'église.  Vous l'avez rencontré aussi ... celui qui juge, celui qui concentre sur les règles, celui dont son peuple se soucie de combien de mauvais mots sont dans un film, au lieu du bon message qu'il contient pour toucher le coeur de quelqu'un.   "Maman" ne sert plus ce dieu, mais par contre le Vrai Dieu, Celui qui aime, qui accepte, qui donne et qui sauve.

"Maman" dansait véritablement de bonheur et de gratitude, et elle le fait toujours.

Comme vous le constatez probablement, Maman a beaucoup grandi depuis les 10 derniers ans.
C'est vrai. Car cette mère  ... et moi. Et "A" est ma fille. :'D 

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Un peu plus qu'un mois après cette expérience, "A"  -  ma belle Arielle  -  est morte lors d'un accident routier en Alberta. Elle a été tuée instantanément et n'a point souffert. Elle s'est endormie au volant ... et s'est simplement réveillée au Paradis. "T" était avec elle dans l'auto, et - miracle de miracles - il a survécu avec une jambe brisée. Personne sauf elle n'a été tué, merci Seigneur!

Nous nous manquons d'elle, certainement. Mais elle est suprèmement heureuse où elle est. Et toute l'histoire - que je viens de vous raconter - nous donne du reconfort. 

Dieu est si fidèle. Il n'agit pas selon nos expectations, mais contrairement hors de la boîte. Chaque. Fois.