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Il n'y a pas longtemps, ma vie chrétienne était comme j'avais les bandelettes d'un momie autour de moi - rescussitée de la mort (comme Lazare) mais pas en libérée. Je ne pouvais rien faire pour m'en débarrasser.

Mais Dieu est en train de le faire.

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samedi 28 juillet 2012

Je n'y arrive point

Plus je vis cette voie d'honnêteté rigoureuse, plus je me rends compte que la plupart du monde se protège de ce type de franchise. On se sent mal à l'aise avec l'intensité du niveau de la vérité à l'intérieur qu'exige ce mode de vie de "véracité en tout temps".  

Moi je suis tannée de l'hypocrisie, des masques que porte beaucoup de monde.  Certaines personnes de ma connaissance (dont les membres de ma famille de naissance) se sont menties autant qu'elles croient en les mensonges qu'elles ont créées! Quand je leur parle des choses dans le passé qu'elles ont faites ou dites, choses qui m'ont blessée, ces personnes me disent, "Je ne m'en souviens pas comme ça."  

Ma réponse?  "B'en j'étais là!

Je n'arriverai point à les faire comprendre le degré auquel leurs actions m'ont frappée.  J'ai alors deux choix: retenir ces choses et m'attarder sur les blessures du passé, ou les lâcher et pardonner ceux et celles qui m'ont fait du mal.

Si je retenais en moi-même leurs mauvaises actions, celles-ci continueraient à me blesser de plus en plus au fil des ans.  De ce type d'idée vient (surtout à longue terme) des problèmes physiques comme l'hypertension, le diabète, la maladie cardiaque, même peut-être la fibromyalgie! Il va sans dire qu'il y aurait aussi des troubles psychiatriques sérieux! 

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Mais si je prenais la décision de commencer à lâcher le besoin de les faire me repayer pour tout cela, c'est moi qui aurait moins de stress, moins de rancune, moins de problèmes physiques et psychologiques.  Je n'ose pas mettre ma santé physique et psychique en péril. Pour quelle raison me ferais-je une telle chose? Ça ne s'agit pas du bon sens!  

C'est pas ma jobbe d'être leur Jiminy Cricket ou de les protéger des (ou faire face aux) conséquences de leurs mauvaises actions.  Moi je dois vivre ma vie sans être limitée par les entraves de paranoia et de ressentiment. 

La vie est beaucoup trop courte pour la gaspiller en faisant tout ça.

dimanche 24 juin 2012

Ce qu'il faut pour danser

Pas besoin de talent. Pas besoin de souliers.  Pas même besoin de musique.

Tout ce qu'il faut est un coeur qui est sensible à l'émotion, et tes deux pieds; un pied puis l'autre, et regarde - tu danses!! 

Parfois la danse est triste, les pas ralentisseurs, mais à n'importe quel moment elle peut prendre les ailes de l'aurore et jouir de la vie.  L'important est de danser.  Continuer.  Bouger.  Laisser la vie t'animer.  

Toi tu n'es jamais seule.  Quelqu'Un est toujours avec toi - Lui danse avec toi, même si tu le Le vois pas.  Mais Il a créé la danse de ta vie .... et toi tu la danses avec Lui, si tu le sais ou non.  

Ici le lien pour cette photo
Les rhythmes, soit-ils lents ou rapides, sauvages ou paisibles, sont le résultat de chaque moment vécu, en solitude, avec les autres, dans la joie, la peine, l'amour.  

Laisse ton coeur ouvert au son de Sa voix, basse, profonde comme les eaux de l'océan - belle comme les cris des baleines ou de l'aigle - écoute Son appel.  

Oui, Il t'appelle.  

Lui, qui est assez vaste pour pouvoir facilement créer l'univers entier, appelle ton nom. Il a fait tout pour t'attirer, te pardonner, te restaurer.  Il attend ta réponse.  Que diras-tu?  

Que dirai-je? 

samedi 9 juin 2012

Pour vous tenir au courant

Je viens de passer quelques minutes en révisant les articles que j'ai écrits durant les derniers trois mois.  Et je me rends compte que beaucoup se passe depuis lors!!


Alors cet article a pour but de vous informer des choses qui se sont produites dans les trois derniers mois et dont je n'ai jamais parlé ici.  


Mon mari


Lui vit des épreuves dans le domaine de la santé - au mois de janvier il est allé voir un médecin pour faire investiguer une 'tache' qui s'était développée sur son bras supérieur, de diamètre de 1/2 cm et de hauteur de 1/4 cm.  Le médecin l'a diagnostiqué comme étant un carcinome basocellulaire et l'a référé à un chirurgien ésthétique qui ferait l'opération pour l'enlever et envoyerait le carcinome au laboratoire. Il a vu le chirurgien en fin d'avril et est allé à l'hôpital le 7 mai pour le procédure (pour lequel on n'utilisait que de forts anesthésiques locaux, quelle expérience intéressante pour lui! - ouf!)  Une semaine après ça il a dû aller au médecin car il avait attrapé une infection staphylocoque et l'incision était bien rouge et ... eum, je vous épargne les détails...  En tout cas, on lui a donné de fortes antibiotiques et après une autre semaine, l'infection a disparu et il a commencé de nouveau à guérir.


Il construit lui-même depuis un mois un petit abri pour sa tondeuse auto-portée que les filles lui ont donnée l'été dernier.  Il aime cela, travailler avec ses mains. 

Et le gonflement a beaucoup reduit....
Le 21 mai, il faisait les supports pour la construction du toit.  Il avait des clous et son marteau - mais sa main gauche a glissé au dernier moment alors qu'il martelait de toute sa force avec la droite - et il a bel et bien subi une fracture de son index gauche, d'au bout du doigt jusqu'à un point qui était deux tiers de la distance entre celui-ci et la première articulation distale!! J'ai vu les radiographies - le bout de son doigt ressemblait à une brindille que l'on avait torsionné - c'était craqué au long du doigt pour presque 1 cm.  Étant donné qu'il joue de la guitare basse à l'église, ce nouveau développement causerait un problème pour lui, ou au moins je pensais ainsi. Mais dimanche dernier il la jouait quand même (bien qu'il ne se soit pas servi de son index!!). Il n'est pas habitué à toute l'attention qu'il reçoit et parfois il veut juste faire des choses même si ça fait du mal . . . je me demande si ça fait partie d'être 'homme' ou si c'est juste qu'il est l'enfant de son père qui faisait pareil.  J'sais pas...


Notre fille aînée


Elle est responsable de plus en plus à son travail - elle travaille à temps partiel depuis novembre 2011 à la Fondation des maladies du coeur.  Le weekend passé, elle travaillait à deux évenements, soit le "Red Island Relay" (Course de relais de l'île rouge) et le "Ride for Heart" (Faire du vélo avec coeur) qui ont eu lieu le 2 et 3 juin.  Des pleines journées ensoleillées (et le samedi, avec beacoup de moustiques)!! Elle a commencé son travail à 5h30 le samedi matin et à 7h00 le dimanche.  Elle a fort travaillé et beaucoup plus longtemps qu'elle avait prévu ... Mais on a dépassé le but des levées de fonds - et elle en est très contente. 


Elle commence bientôt à repayer son prêt d'étudiant, et elle paie aussi sa facture cellulaire.  En plus, elle a décidé de faire faire des rénos à sa chambre - enlever le tapis afin de réduire les allergies, peinturer les murs et le plafond, installer un nouveau plancher en parquet flottant, et remplacer ses meubles des nouvelles commodes et des tables de chevet pour compléter l'ensemble de ce qu'elle veut. Et elle insiste à payer pour cela elle-même. Son père l'aide en faisant des choses préparatoires (le tapis, le peint, et la préparation du plancher pour le nouveau parquet.) Entretemps, elle doit dormir au salon... elle a hâte de retourner à sa nouvelle chambre, qui sera finie en fin de juin.


Elle est de plus en plus mure et responsable - nous sommes si fiers d'elle!


Notre benjamine


Tout ce que je peux dire, c'est que la vie de notre cadète a tourné un coin. Dans un certain sens, elle a fait un 180 - dans si peu de temps!


Et notre benjamine est en tout temps
inextinguible
Premièrement, elle a rompu avec son boyfriend en fin d'avril.  Ce n'était pas du tout facile pour elle, mais pendant quelques mois elle se sentait de moins en moins à l'aise dans la relation et elle l'a mis finalement à la porte (quoiqu'elle et lui soient toujours des amis) pour qu'il puisse retourner en Ontario et à sa famille.  La relation a duré plus de 3 ans, dont plus de 2 ans il demeurait avec nous.  Pendant qu'il était ici, il a appris comment faire l'épicerie, conduire un véhicule, et prendre des décisions par lui-même.  Quand il a quitté, c'était avec un permis de conduire et son diplôme de 12e année, de bons outils pour son avenir, et (j'espère) avec plus de confiance qu'il avait eu au moment de son arrivée.  Alors pour nous tous c'était difficile de le voir partir.  Il appelle aux deux ou trois semaines pour tenir un contact avec elle (il ne parle presque jamais aux adultes, nous y sommes habitués).  


Et elle a un nouvel ami.  Celui-ci est plus ambitieux que l'autre, et il encourage notre fille de s'améliorer car elle vaut le mieux!!  (Nous sommes d'accord, bien sûr!)  Il a réussi (tandis que nous le pouvions pas) à la convaincre de continuer ses études et obtenir son diplôme de 12e année. Donc, elle planifie faire une demande pour l'éducation d'adulte pour le semestre prochain (octobre 2012) ici.  Son nouveau camarade est américain, et il est dans la réserve de l'armée jusqu'en 2014.  Alors les deux passent beaucoup de temps à Skype!!  Elle fait aussi des démarches pour pouvoir obtenir son passe-port afin qu'elle puisse lui rendre visite à l'avenir.  Lui aussi, il attend l'arrivée de son passe-port car il veut venir ici (et rester à un hôtel pendant un couple de semaines) pour visiter sa nouvelle amie. Nous avons hâte de le rencontrer aussi.  


Entretemps, dans les trois derniers mois, elle a perdu du poids en mangeant des aliments qui sont plus bons pour la santé - jusqu'ici, elle a perdu une trentaine de livres - une bonne chose car son Index de masse corporel était de 50 en février 2012!  


Nous sommes si fiers d'elle aussi!  


Et moi


Je vous tenais au courant de la plupart de choses dans ma vie, surtout si vous me suivez par facebook.  


Une chose que vous ne savez peut-être pas, c'est que j'ai fait une dépression profonde recemment, de mi-mars jusqu'en premier mai - les raisons ne sont plus importantes mais j'espère ne jamais plus vivre une telle chose dans ma vie!  C'est pas du tout comique!  J'étais si déprimée - en tout temps fatiguée, toutes les parties de mon corps me faisaient mal, je ne voulais rien faire, je ne voulais aller nulle part, je n'avais le goût à rien, même (et peut-être surtout) d'aller au travail, ou à l'église.  J'ai perdu toute confiance de soi, j'avais peur de toutes et de tous, et j'étais au bord soit de larmes, soit de paranoïe au quotidien. La situation allait de mal à pire.


Enfin, le premier mai, je me suis assise devant ma gestionnaire en pleurant, lui racontant pendant une heure ce que je vivais de dernières semaines, et elle m'a immédiatement aidé à faire un peu d'autosoins.  Elle m'a donné d'abord un couple de jours de congé.  Puis, pendant deux ou trois semaines après (et pour aussi longtemps que je voulais après), elle m'a autorisée à changer mes devoirs au travail à ceux qui m'étaient beaucoup moins stressants, et j'ai ensuite commencé à nouveau de prendre soin de moi-même tant au travail que chez moi.  Et même si cela a pris du temps, et beaucoup d'encouragement, je suis heureusement sortie du long tunnel foncé. Je sais que je suis bénie; beaucoup de monde n'en sort jamais. 


J'ai fait une demande en fin de mai pour un poste 'par intérim' de 3 mois en tant que chef d'équipe à notre unité.  J'ai fort travaillé sur ma demande et j'ai réussi à rencontrer les qualifications exigées (woupiiii!)  Mais on a choisi quelqu'un d'autre pour le poste.  Ça m'est parfaitement égal - on ne sait jamais quand la haute gestion va se servir d'une telle liste de personnes qualifiées.  J'en suis contente...


Je viens d'être acceptée cette semaine comme étant un de trois nouveaux représentants de syndicat au travail.  Cette nouvelle étape va probablement me forcer d'affronter ma peur de gens et de confrontation.  Mais elle va aussi me stimuler et développer les habilités de gestion - dont je me sens mal à l'aise - en même temps.  Je verrai bientôt; ma première consultation avec la haute gestion est convoquée pour le 18 juin!!  Je ne serai pas seule, certainement, parce que je suis une nouvelle représentante de syndicat et je n'ai pas même eu de formation formelle!! Mais quand même, ce sera sans doute intéressant - au moins.  Ma formation de représentant est cédulée pour le début de novembre à Halifax et il est possible que je sois formée en "santé et sécurité" entre le 20 et le 21 septembre afin de pouvoir faire partie de notre comité de sécurité et de santé au travail, une chose qui m'est très tenue à coeur depuis longtemps.


Je prends mes vacances cette année en parties, dont la première aura lieu la dernière semaine de juin et la deuxième sera en début de septembre jusqu'au mi-septembre.


Maintenant vous savez ce qui se passe dans mon petit monde.  Et je me demande qu'est-ce qui se passe dans le vôtre??

dimanche 27 mai 2012

Non, rien de rien

Les paroles de la chanson "Non Rien de Rien" restent avec moi depuis que j'ai vu (pour la 3e fois) le film "Incursion" (en anglais, "Inception") durant lequel on joue à maintes reprises ladite chanson performée par Edith Piaf, chanteuse vedette des années 1960,  (comme étant signe du réveil d'une rêve).  

Mais les paroles de la chanson! si on pouvait vivre la vie comme ça!  Lisez les paroles et vous comprendrez:

Non, rien de rien, non je ne regrette de rien,
Ni le bien qu'on m'a fait, ni le mal, tout ça m'est bien égal
Non, rien de rien, non je ne regrette de rien
C'est payé, balayé, oublié, je me fous du passé

Avec mes souvenirs, j'ai allumé le feu,
Mes chagrins, mes plaisirs, je n'ai plus besoin d'eux
Balayés mes amours avec leurs trémolos,
Balayés pour toujours, je repars à zero

Non, rien de rien, non je ne regrette de rien,
Ni le bien qu'on m'a fait, ni le mal, tout ça m'est bien égal
Non, rien de rien, non je ne regrette de rien
Car ma vie, car mes joies, aujourd'hui, ça commence avec toi! 

(Ici le lien pour l'écouter)

Je pense à cette chanson dans le contexte du pardon. Beaucoup de monde a des idées concernant en quoi s'agit le pardon.  J'en avais beaucoup de fausses idées, moi, depuis ma jeunesse.  J'ai dû apprendre de nouveau (et dans la bonne manière) ce que c'est, le pardon.  En apprenant, j'ai découvert ce que n'est PAS le pardon:
- trouver des excuses pour la personne (ce qui décharge la personne de la responsabilité du mal qu'elle a fait);
- nier qu'il y a eu d'offense en premier lieu;
- ignorer la peine qu'a causé l'autre personne et n'y pas faire face;
- refuser d'en discuter; et
- prétendre que le mal n'existe pas. 

J'ai appris que le pardon est un processus qui commence quand on admet que quelqu'un a fait quelque chose de mal et que cette chose a créé une blessure (interne ou externe).  Ensuite, on se donne la permission d'en avoir des émotions - puis on peut explorer tous les résultats du mauvais comportement dans la vie du blessé, y compris les fausses croyances concernant le soi (je suggère faire une liste de celles-ci et d'écrire à côté de chaque fausse croyance quelque chose qui est vraie et qui contre l'idée errante, et de répéter quotidiennement ces vérités à haute voix!)  Cette étape prend aussi longtemps qu'elle prend; il ne faut pas aller trop vite car la profondeur de ces émotions est si vaste et il prend du temps pour en passer à travers!!  

Comme on rétablit la personne blessée (celle qui est à l'intérieur), on pourra construire de bonnes frontières personnelles et être de plus en plus en santé mentale et émotionnelle. On dépendra des personnes fiables et entretiendra des relations interpersonnelles équilibrées.  On ne retiendra plus de relations dysfonctionnelles.  La confiance, chose presqu'inconnue, viendra petit à petit.  Et lorsque la personne à l'intérieur sera rétablie, elle pourra pardonner les blessures profondes du passé.  Et dans ce contexte, "pardonner" veut dire "lâcher prise de" ou bien "ne s'attendre pas à ce que la personne repaie ce qu'elle a volé ou détruit" - tout et simplement dit. 

Et ainsi c'est possible de ne rien regretter, ni le bien ni le mal.  Je ne veux pas dire que le passé va disparaître; la blessure est toujours là - car elle fait partie de l'histoire - mais si l'on poursuivait ce cheminement de guérison, on pourrait aller loin de cette place de peine et d'angoisse. 

Bref, juste comme la guérison naturelle physique, la guérison émotionnelle est possible mais cela prend plus qu'une nuit ou un mois pour y arriver.  Plus profonde la blessure, plus longtemps pour en guérir. 

Mais ça viendra.

lundi 21 mai 2012

Un grand amour

Lorsque j'apprenais le français en classe d'immersion entre mes 10e et 12e années, nous faisions des projets intéressants pour élargir notre vocabulaire... les débats, les présentations, et en 12e année, notre prof a introduit la musique de plusieurs artistes au labo.  Nous avons étudié les paroles dans le but d'apprendre les expressions, le débit, et la manière dans laquelle on faisait des liaisons entre les mots.  

J'aimais déjà la musique de Roger Whittaker. Sa chanson ma plus préférée c'était "The Last Farewell" en anglais; je ne l'avais jamais écoutée en français (je ne savais même pas qu'il pouvait parler français!)  Et puis .... le prof a apporté une cassette de son album "Pour mes amis québecois" au labo - et lorsque j'ai entendu "Le Dernier Adieu" pour la première fois, j'ai pleuré - c'était même plus belle en français!!  J'ai mémorisé la chanson. Je me souviens toujours de la plupart des paroles, même plus qu'une trentaine d'années plus tard! 

ICI le lien pour cette photo...
Une ligne qui est cachée au milieu de la chanson c'est "Rien ne peut effacer un grand amour."  Quelle vérité!! Surtout quand on se rappelle de cette vérité-ci: "Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis."  (Jean 15:13)... exactement ce qu'a fait Jésus pour nous même quand nous n'étions pas encore Ses amis, et même si nous l'accepterons jamais dans nos vies ... car Il nous aime SANS conditions. Ouf!  

Lui n'était pas masochiste, certes.  Il ne voulait point souffrir, mourir.  Son chair en avait tellement peur!!  Il priait de manière intense au Père pour que la tasse de souffrance soit enlevée de Lui, ne l'oublions pas.  Mais les écritures disent que Jésus a souffert la croix, méprise l'ignominie, en vue de la joie qui Lui a été réservée (Héb 12:2).  Quelle joie ça?  Comment pourrait-Il jouir de n'importe quelle chose concernant une mort si brutaliste?  C'était  -  et mes amis, C'EST toujours pour Lui - la joie ultime de pouvoir ouvrir les portes de Ciel à quiconque dépend de Son sacrifice (et de ce dernier seulement et non les actions réligieuses) pour avoir une relation directe et intime avec Son Père comme Il a Lui-même depuis jamais ... avant la fondation du monde.  

Ah oui.  Autrement dit, mes amis: cette joie-là dont il parle est NOUS.  Chacun de nous.  Chaque individu qui croirait en Lui comme étant la seule Porte, le seul Berger, la seule Vérité, le seul Pain qui satisfait.  

Pensons-y ... souvent.  Ça, c'est Le Plus Grand Amour - et rien (et personne) ne peut l'effacer.

jeudi 3 mai 2012

C'est normal

Je me souviens d'une conversation que j'ai eue il y a plus de trois ans - c'était la première fois que je me suis assise au bureau de mon conseiller familial et que je lui ai raconté mon histoire et comment je me sentais.  Je n'oublierai jamais ses premiers mots - "Ce que tu te sens, c'est parfaitement normal pour ce que tu vis."  

Quelle validation!  

Dans mon dernier article, j'ai dit que j'avais des symptômes qui ressemblaient à un problème thyroïdien quelconque.  Mais mes chiffres sont tout à fait normaux.  Alors ce ne s'agit pas de l'hypothyroïdie.  Et j'ai dû faire face à l'idée que ce soit psychologique.  La situation allait de mal à pire; je ne voulais point aller au travail, j'avais mal aux articulations et à l'estomac (comme j'avais une balle de plomb au ventre), j'étais si fatigué, et tellement triste en tout temps, au point où je ne pouvais même pas jouir des bonnes nouvelles des autres (pas même des membres de ma famille)! 

J'étais perdue ... le moindre stress me bouleversait.  Je ne voulais absolument pas aller au travail car là, depuis six semaines, on fait une rétroaction totale sur chaque décision écrite en français ... c'est extrèmement stressant de n'avoir que des mauvaises nouvelles quotidiennement (ceci est tort, cela n'a rien à faire avec l'admissibilité, reformule tes raisons, etc.) Ma confiance en soi a complètement disparu.  Je doutais de chaque décision que je faisais, je ne pouvais ni concentrer ni me rappeler de ce que je faisais tantôt.  J'avais l'impression que quelqu'un a affixé une fiche sur mon dos qui disait, 'donne-moi un coup de pied' ... je me sentais harcelée, préjugée.  

Enfin, hier, après une journée remplie de stress, j'ai eu une longue conversation avec ma gestionnaire, une dame très sympathique, pour lui décrire comment cette révision mandataire m'a affecté.  Et je pleurais de temps en temps.  Elle avait noté ma tristesse au bureau et elle était contente que je me sois sentie assez à l'aise avec elle, de lui apporter mes soucis.  Dans une heure, elle a autorisé la prise de deux jours de congé pour moi (aujourd'hui puis demain), un changement du type de travail pendant au moins un mois, et d'autres choses qui avaient pour but de diminuer mon stress et de me donner une occasion de faire un peu d'autosoins.  

La lourde balle que j'avais au ventre a commencé à perdre du poids, disons, dans les 7 heures qui ont suivi.  Et hier soir, je pouvais dormir plus que 6 heures pour la première fois depuis un mois.  Ce n'est pas idéal, mais c'est mieux.  Aujourd'hui j'ai noté que je n'étais pas si fatiguée en si peu de temps et ce, comparé aux derniers jours; auparavant j'étais épuisée avant 14h00 mais aujourd'hui j'avais un peu de fatigue seulement à 17h00 et cela a pris fin quelques minutes après, et en ce moment je commence à être fatiguée en fin de soirée.  Il est 21h30.  Ça, c'est mieux.  

Et aussi ... je me suis remarquée il y a 5 heures, que je n'avais pas autant de douleur aux articulations qu'avant.  Avant-hier je me trainais les pieds, et tout était un effort, même me lever le matin car je ne voulais aller nulle part, surtout pas au travail ou à l'église, où j'aurais à faire face à des relations interpersonnelles.  Maintenant je peux me lever sans faire des petits gémissements de lassitude (sans en rendre compte - ma famille m'a notifié de ces sons)! 

Je ne suis pas à 100 p. 100, c'est certain - mais je vais mieux.  Je dois pourtant me rappeler de respirer profondément, souvent, pour pouvoir continuer à reduire mon stress.  

Peut-être que mes symptômes physiologiques et émotionnels étaients normaux pour ce que j'ai dû vivre. Et que lorsque j'ai demandé de l'aide, et que je l'ai reçue, la diminution de stress s'est manifesté physiquement aussi.  

Ça se peut.

vendredi 27 avril 2012

Se battre contre l'épaisseur

Durant les derniers deux à six mois, j'ai noté un changement au niveau de ma santé.  

Je pensais qu'il s'agissait de la baisse normale des hormones comme l'estrogène: normale, je veux dire, pour mon âge. Mais la baisse d'estrogène se manifeste depuis longtemps (à peu près 5 ans!) ... et mes symptômes récents n'ont paru que dans les derniers 6 mois, plus ou moins.  Bref, depuis 6 mois je perds des poils partout, mes cheveux sont plus secs (tandis qu'ils étaient en tout temps graisseux!), mes ongles sont plus cassants, je ne peux pas perdre plus que 10 livres avant que j'atteigne un plateau ou que j'en reprenne la moitié, et je suis tellement fatiguée pendant toute la journée, même au levée. Pendant les dernières six à huit semaines un nouveau symptôme se produit - je suis déprimée: je n'ai le goût à rien, je ne peux pas concentrer, j'oublie les choses auxquelles je viens de penser, je pleure facilement, et j'évite le contact avec autant de monde que je puisse: je préfère être "dans ma boule".  

Je me sens comme si je lutte contre le noir depuis long longtemps, et je suis si fatiguée que je suis au point de lâcher tout (mais pas dans la bonne façon!)  Je ne peux rien voir sauf les ténèbres tout autour de moi.  Parfois je ne vois guerre la lumière de ma chandelle ... elle me semble être au point de mourir.  Ou si je la vois, c'est comme la seule chose que je peux voir; les attaques de l'ennemi de mon âme sont nombreuses et je ne sais point ce qui me frappera prochainement.  

Il y a deux jours, je faisais de la recherche pour déterminer l'admissibilité d'un client pour une indemnité d'invalidité.  Cet homme avait tous mes symptômes ... et on a simplement fait un prise de sang et a découvert qu'il avait une hypothyroïdie.  Lorsque j'ai lu cela, j'ai fait la connexion.  Le lendemain j'ai fait un peu plus de recherche et j'ai découvert que ces choses peuvent arriver chez les femmes plus que les hommes, dans la cinquantaine d'habitude. Alors j'ai pris la décision de me faire tester pour ce problème.  

Aujourd'hui je suis allée voir le médecin et lorsque je lui ai décrit mes symptômes, il a dit immédiatement que ce serait probablement une hypothyroïdie et que l'on allait immédiatement prendre du sang pour vérifier mes niveaux; les résultats seront disponibles mardi ou mercredi prochain. 

Quel soulagement d'être validée comme ça !!  

Quoi que soit le problème, je suis contente (en autant que je puisse en ce moment) d'avoir pris le temps pour prendre soin de moi.  Si les résultats du test sanguin seront positifs pour une baisse de thyroxine (l'hormone que produit la glande thyroïde) on pourra commencer tout de suite un supplément synthétique de thyroxine, qu'on appele Synthroïde, tout en surveillant mes niveaux (par des prises de sang, quelle joie... :s ) afin de les stabiliser aux bons chiffres. 

Le processus prendra peut-être deux mois...mais je pense que ça vaudra la peine.